Le bus depuis Yangshuo n’a pas vraiment été ce à quoi je m’attendais.
Quand j’ai acheté le billet, on m’avait promis un bus tout neuf, on m’avait demandé où je voulais ma couchette dans le bus, et comme je ne savais pas, la fille de l’agence m’avait dit, dans le milieux c’est mieux, ça bouge moins, puis elle m’avait dit que l’agence m’emmènerait gratuitement jusqu’à l’arrêt de bus… un conseil, en Chine, ne croyez jamais tout ce que l’on peut vous annoncer avant de prendre votre argent. Sauf pour les organismes officiels comme le train.

Je suis arrivé à l’agence pour prendre mon bus, toujours avec Jessica. Là, a fille de l’agence dit qu’elle va « être avec moi à l’arrêt de bus ». Mais, elle n’a qu’un vélo pour s’y rendre, donc, je dois y aller par mes propres moyens… elle ne parle pas anglais, et là encore, Jessica sera d’une grande aide, elle s’engueule avec la femme en chinois, lui faisait remarquer que ce n’était pas ce qui était prévu. Peine perdue, je dois payer le taxi pour me rendre à l’arrêt de bus. Le bus arrive arrive avec plus d’une heure de retard, et ce n’est pas le bus promis, c’est un vieux bus tout rouillé, Jessica est encore là pour en rajouter un peu, je crois que la femme de l’agence de voyage se souviendra d’elle, je n’ais pas compris les phrases qu’elles échangeaient en chinois, mais ça avait l’air assez violent.

Avant de monter dans le bus, je remercie Jessica, on se promet de se revoir. Bien sur, le bus est presque plein, et je n’ais pas la place que l’on m’avait vendu, mais bon, après tout ça, je m’en fiche un peu. Au moins, je suis dans le bus.

Je suis triste de quitter Jessica, elle est une si bonne amie, mais je sais que l’on se reverra.

Les couchettes dans le bus sont vraiment pour les asiatiques, je mesure 1m86 mais elles sont conçues pour des gens d’1m50 maxi. Du coup, je finis avec les jambes dans les allées. Heureusement, je suis à l’arrière du bus.

Par les fenêtres, je regarde et j’apprécie mes dernières images de la région et es fabuleuses montagnes. Les paysages sont fabuleux, mais la nuit tombe, et vite. J’en profite pour me remplir les yeux de ces derniers instants.

Ensuite, il fait trop noir pour voir dehors, j’essaye de dormir mais j’ai un écran de TV presque juste au dessus de ma couchette qui diffuse un film chinois d’arts martiaux, dont le héro est un bébé d’environ 3 ans, qui peut voler et se battre à lui tout seul contre une foule de méchants. C’est marrant, même si je ne comprend rien au chinois, mais surtout, ça m’empêche de dormir.

Je décide d’avaler les pilules chinoises que l’on m’a données pour dormir. On m’a dit une, pas plus, mai je veux dormir, je décide de prendre les deux d’un coup.

Effectivement, je m’endors très profondément…
Je suis réveillé par un arrêt restaurant et toilettes. Il faut sortir du bus, car ils ferment les portes à clés. Je ne me souviens plus combien de temps dure l’arrêt, avec les pilules, je suis complètement dans les vapes et, littéralement, je dors debout tout éveillé.

Finalement on repart, je me recouche, et avec l’aide des pilules, il ne me faut pas plus que quelques minutes pour me rendormir…

Je me réveille au petit matin, nous sommes dans les embouteillages à Shenzen. Je découvre mes premières images de cette ville gigantesque.

Rien de bien intéressant. Mai je ne suis pas là pour la ville, je suis là pour voir Vanessa, que j’avais hébergé à Aix, 2 ans auparavant.

Le bus me dépose près de la gare principale de la ville. Il pleut, le ciel est tout gris, la ville n’est pas des plus accueillante, je veux dire que ce n’est pas un endroit à visiter, juste une succession de tours pour le business, il faut en vouloir pour venir ici, couchsurfing est vraiment bien. On peut faire un tas de kilomètres, juste pour venir rencontrer UNE personne, dans une ville qui, au premier abord, n’a vraiment rien d’accueillant, mais grâce à CS, toutes les villes deviennent accueillantes.

Il me faudra un moment pour trouver où Vanessa habite. Ses indications étaient très claires, je me suis juste un peu trompé en sortant du métro. Et sous une pluie battante, ce n’est pas évident. Et pour demander son chemin, en Chine, ce n’est pas évident, il faut, avant de trouver quelqu’un qui connait l’endroit, trouver quelq’un qui comprend l’anglais.

Finalement, après avoir longuement cherché, sous la pluie, je trouve. Elle me rejoint pour m’ouvrir la porte, me fait visiter son appartement, me donne un jeu de clefs et nous partons déjeuner.

Elle m’emmène dans un très bon restaurant où, bien sur, nous mangeons chinois.

Je passerai l’après midi à me reposer chez elle.

Le soir, nous irons diner tous les deux dans un petit restaurant près de chez elle.
Très simple, très bon, et pas cher, tout ce que j’aime.

Nous passons la soirée à discuter.
Le lendemain, toujours sous la pluie, mon programme est de monter à la tour Shun Hing Square, la plus haute tour de la ville, qui fut, un temps, avec ses 384 mètres, la plus haute tour de Chine.

J’adore les grattes ciel, vous le savez déjà si vous lisez assidument mon blog, mais je n’aime pas payer pour y monter. Mon truc, c’est de trouver un moyen pour y aller gratuitement. Pas toujours au sommet, mais je suis content de contempler une ville de haut.

Ici, come dans beaucoup d’autres tours, il y a une plateforme d’observation au dernier étage, mais c’est cher. L’étage du dessous, le 68è, est occupé en totalité par une société française, et de Marseille en plus, la CMA-CGM, étant d’Aix en Provence, et français, je tente ma chance.

Je demande gentiment à plusieurs employés si je peux juste regarder la vue, sans faire de bruit, et en étant discret, juste le temps de prendre quelques photos, en précisant que je suis français, que j’habite près de Marseille, le siège de leur boite, et que je « suis heureux » et « fier », de voir un peu de l’économie française sur l’autre coté du globe (il faut bien faire un peu de lèche eheh). Rien n’y fait, même à l’autre bout du monde, il est difficile de faire marcher la « solidarité française », et j’ai de plus en plus l’impression, après tout mes voyages, qu’il n’y a PAS de solidarité française. On me dit NON, que c’est un lieu de travail et que seuls les employés sont autorisés à entrer. Bon j’aurais bien aimé, au moins, voir un peut de solidarité « marseillaise », mais non, ça ne marche pas non plus.

Je ne désespère pas, je tente ma chance à l’étage du dessous. Il y a plusieurs sociétés, chinoises, mais je ne peux lire ni leur nom, ni comprendre ce qu’elles font. Je tente une première. Un gentille jeune fille chinoise me répond dans un anglais parfait, que malheureusement, je ne peux pas pénétrer dans leurs locaux, mais qu’elle peut m’aider. Elle m’emmène à l’ascenseur, direction le 51è étage. Je la suis dans les couloirs de la tour, et, après quelques portes, nous pénétrons dans une grande salle vide et non aménagée, en ciment brut, sur un des cotés de la tour. La salle est arrondie, pleine de baie vitrées, et de là, je peux distinguer la moitié de la ville, de très haut. Je suis très content.

La jeune fille me dit qu’elle doit retourner à son travail, sinon elle risque d’avoir des problèmes. Je la remercie beaucoup. Elle me dit que si je veux voir l’autre coté, il y a la même salle de l’autre coté de la tour, au même étage, juste au bout du couloir. Je la remercie encore.

A croire que les chinois sont bien plus gentils et sympathiques que les français, mais bon, ce n’est pas franchement nouveau. Je passerai deux bonnes heures dans les deux salles, à contempler la ville de haut et à la photographier, à travers des vitres pas très propres. Mais je suis content, j’ai rencontré quelqu’un de gentil, et je peux admirer Shenzhen, presque du haut de sa plus haute tour, gratuitement.

Ensuite, je me ballade un peu autour de la tour, mais Shenzhen est faite de grandes artères et de tours… rien de bien intéressant. Je suis fatigué, donc je rentre chez Vanessa pour l’attendre.

Le soir, nous irons diner avec une de ses amie, une chinoise française qui fait un stage ici. Nous passerons encore une bonne soirée. Ma dernière en Chine. Demain, je quitte l’Empire du milieu pour Hong Kong, mais ce n’est pas un long voyage, il y a un métro à prendre et un pont sur une rivière à traverser.

Je garderai un excellent souvenir de mon séjour en Chine. C’est un pays plein de surprises. Après avoir vu la Russie et certains pays de l’Europe de l’Est, je m’attendais à quelque chose de comparable, la Chine étant toujours, « sois disant », communiste. Je me suis retrouvé dans le pays le plus capitaliste que je n’ai jamais visité.
La Chine s’ouvre de plus en plus, et, de part leurs traditions, les chinois sont très portés sur l’argent, il y a bien plus de libertés pour les gens dans ce pays que je pouvais me l’imaginer (à part celle de critiquer le gouvernement bien sur). L’économie est libre, il n’y a « presque » pas d’impôts et de taxes, et les chinois en profite, tout du moins dans les grandes villes, car les campagnes restent plutôt pauvres… Mais je me demande si ce n’est pas une volonté du gouvernement… L’économie peut prospérer à outrance dans les grandes villes, et bénéficier de gens, si pauvres, qu’ils sont prêts à accepter n’importe quel (bas) salaire pour venir travailler en ville. Une main d’œuvre docile et pas chère pour satisfaire aux exigences de développement du pays. Et la réserve est grande, dans ce pays qui est le plus peuplé du monde.
Retrouvez toutes mes photos de Shenzhen, sur mon Flickr :
http://www.flickr.com/photos/oscarkapac/sets/72157621893348883/
Shenzhen.
The bus to Shenzhen was not really what I expected.
When I bought the ticket, the agent promised me a brand new bus. She asked which seat I wanted, and as I did not know, she said that it was better on the middle of the bus, it shakes less.
Then she told me that they will drop me for free at the bus stop from the agency … One advice, in China, never believe what they can tell you before to take your money. Except for official agencies like trains.
I came to the agency to take my bus, with Jessica again. There, the girl of the agency who said she will drop me at the bus stop has only a bicycle to get there, so I had to go on my own … she doesn’t speak English, and again, Jessica was a big help. I heard them arguing quite violently in Chinese, and even though I couldn’t understand, just watching them shouting in Chinese, I could understand that the arguing was harsh. But, nothing could be done, i have to pay the taxi to get to the bus stop. The bus arrived more than one hour late, and it was not a brand new bus promised but a rusty old one. Jessica, always nice, couldn’t stop to have another argument with the girl of the travel agency (still looking violent, but I still didn’t understand anything), I think the girl of the travel agency will remember her.
Before boarding the bus, I thanked Jessica, and we promised to meet again. Of course, the bus is almost full, and I will not have the seat that I had been sold, but, after all that, I do not care. At least I’m on the bus.
I am sad to leave Jessica, she is such a good friend, but I know we’ll meet again.
The sleepers on the bus are really for Asians. I measure 1.86m, but they are designed for people of 1.50m max. So I ended up with the legs in the aisles. Fortunately, I’m at the back of the bus.
Through the windows, I look and I like my last view of the region and its fabulous karst mountains. The landscapes are wonderful, but night fell quickly and i try to fill my eyes with these last moments.
Fast, it’s too dark to see outside, I try to sleep but I have a TV screen almost right above my bed, a Chinese martial arts movie, where the hero is a baby of about 3 , who can fly and fight all by himself against a host of villains. It’s funny, even if I do not understand anything in Chinese, but more importantly, it keeps me awake.
I decided to take some chinese medicine for sleeping. They told me just one, but I really want to sleep, so I take two pills.
Actually, I slept very deeply …
I was waken up at a stop for restaurant and toilets. Everybody has to leave the bus, they locked the doors. With the effect of the pills, I can’t remember how long was the stop as i am completely stone.
Finally we started again, I lie down, and with the help of pills, I didn’t need more than a few minutes to fall asleep …
I woke up in the morning, we’re stuck in traffic in Shenzhen. I discovered my first images of this gigantic city.
Nothing very interesting. But I’m not here to see the town, I’m here to visit Vanessa, I hosted her in Aix en Provence, 2 years ago.
The bus drops me near the main station of the city. It’s raining, the sky is gray, the city is not very welcoming, I mean this is not a place to visit, just a succession of towers for the business, who wants to come here ? For that, couchsurfing is really good. We can do a lot of miles just to come and meet ONE person, in a city which, at first, nothing is really friendly, but with CS, all cities becomes welcoming.
It will take me a while to find where Vanessa lives. Her instructions were very clear, I just made a little mistake when I left the subway station. And in the pouring rain, it is not clear. And to ask directions in China, it is not easy, you must first find someone who knows the place, and also who understands English.
Finally, after long sought in the rain, I found the place. She came to open the door, shows me around her apartment, gave me a set of keys and we went for lunch.
She took me to a very good restaurant where, of course, we ate Chinese food.
I spent the afternoon resting at home.
In the evening we had dinner in a restaurant near her home.Very simple, very good, very cheap, everything I love.
We spent the evening talking.
The next day, it still rained, my plan is to go to Shun Hing Square tower, the tallest building in the city, which was, a time, with its 384 meters, the tallest in China.
I love skyscrapers, you already know if you assiduously read my blog, but I do not pay to visit. My trick is to find a way to go for free. Not always at the top, but I’m happy to contemplate a city from the sky.
Here, like in many other skyscrapers, there is an observation deck at the top floor, but it’s expensive. The floor below, the 68th, is occupied entirely by a French company, from Marseille, the CMA-CGM, as Aix en Provence inhabitant, and French, I try my luck.
I kindly ask several employees if I can just see the view by the windows, without making any noise, and being quiet, just the time to take some photos, saying that I am French, I live near Marseille, where there is their headquarter, and that I am “happy” and “proud” to see a little of the French economy on the other side of the globe (some lies hehe). Nothing worked, even across the world, it is difficult to see the “French solidarity”, and I increasingly felt, after all my travels, there is NO French solidarity. I was told NO, that is a workplace and that only employees are allowed to enter. Well, I would have liked, at least, to see a bit of solidarity “Marseillaise,” but no, it does not work either.
I did not despair; I tried my luck at the floor below. There are several Chinese companies, but I could not read their names, nor understand what they do. I tried first. A Chinese girl replied in perfect English, that unfortunately I will not be able to enter, but she said she could help me. She asked me to follow her, first to the elevator and then towards the 51st floor, and, after a few doors, we enter a large room empty and undeveloped, with raw cement on the ground, on one side of the tower. The room is rounded, full of bay windows, and there, I can see half the city, from very high. I am very happy.
The girl said she must return to her job, or she may have problems. I thanked her very much. She told me that if I want to see the other side, there’s the same room on the other side of the tower on the same floor, just down the hall. I thanked her again.
A belief that the Chinese are much more gentle and sympathetic than the French, but this is not something new. I spent two hours in both rooms, contemplating the city from above and take some photos through windows that were not very clean. But I’m glad, I met someone nice, and I admire Shenzhen, near the top of its tallest tower for free.
Then I just walk around the tower, but Shenzhen is made of large arteries and towers … nothing very interesting. I’m tired, so I went back home to wait for Vanessa.
In the evening we had dinner with one of her friend, a Chinese French girl who is doing an internship here. We spent a good evening. My last evening in China. Tomorrow, I will leave the Empire of the Middle for Hong Kong, but it is not a long journey, I have to take the subway, and walk across a bridge.
I have good memories of my stay in China. It is a country full of surprises. After having seen Russia and some countries of Eastern Europe, I was expecting something similar, China is always, “be called” communist. I found myself in the most capitalist country I have ever visited.
China opens more and more, and by their traditions, the Chinese are very onto prosperity, there are many more freedoms for the people in this country than I could imagine (other than to criticize the government of course). The economy is free, there is “almost” no taxes and charges, and the Chinese took advantage of this to do a lot of business, at least in big cities because the countryside is still rather poor … But I wonder if it is not the will of the government … The economy may grow excessively in major cities, and people are so poor in the countryside, that they are willing to accept any (low) wages to come and work in town. A docile and cheap workforce to meet the country’s development. And the resources are big in this country with the largest population.
All my Shenzhen photos are on my Flickr :
http://www.flickr.com/photos/oscarkapac/sets/72157621893348883/









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